Rando sur le Vercors, la voie lactée au dessus du Mont Aiguille

Rando sur le Vercors, la voie lactée au dessus du Mont Aiguille

2 jours de rando sur le plateau du Vercors

 

L’idée ?

Photographier la voie lactée au dessus du Mont Aiguille

 

Récit de ce périple 

 

27 mai 2026, 8h00, je quitte Châtillon en Diois pour une longue journée de marche, 23 km et 1700 de D+

 

La pente est raide, il s’agit de prendre 1200 m d’altitude en 6 kms, les muscles sont froids et les cuisses brûlent.

Le poids du sac (bivouac, repas, matériel photo,...) me rappelle que les années passent et que les capacités baissent, aurais-je été trop optimiste ?

Très vite, je prends mon rythme et tout va mieux. Châtillon s’éloigne petit à petit.


    

         

 

 

L’arrivée sur le plateau révèle une vision fantastique, les efforts des deux heures trente de montée sont déjà oubliées.

 

Je m’approche des cabanes de Châtillon et croise les premiers bouquetins de la journée.

 

La suite de la journée sera une longue succession de vallonnements, ce n’est jamais plat un plateau ! 

 

Quand l’hiver et le printemps se croisent

 

 

De loin en loin je devine ma destination, le pas de l’Aiguille.

 

 

Les beaux jours arrivent et les bouquetins perdent leur poil d’hiver.


Au détour d’une combe, je débouche sur le pas de l’Aiguille, je vais enfin trouver de l’eau, ma gourde est vide depuis un moment. Le litre et demi s’est avéré insuffisant et la soif  se fait sentir. Le paysage est magnifique, je prends le temps d’une photo avant d’aller me ravitailler à la source.

 


Un imposant troupeau de bouquetins mâles, j’ai compté une trentaine d’individus, se repose à l’ombre.

 


Je m’approche de la falaise à la recherche du meilleur point de vue possible sur le Mont Aiguille, l’endroit où je planterai ma tente et où je ferai mes photos nocturnes.

 

Je m’installe, et en attendant que la lumière baisse je pars faire quelques images.

 

Narcisse des poètes

 

Gentiane acaule

 

 

Trolle des montagnes

 

La cabane de Chaumailloux et déjà beaucoup de tentes

 

Je préfère la tranquillité…

La nuit approche, la luminosité descend doucement, les ombres s’allongent

 

Je suis un peu inquiet, est-ce que ces gros nuages vont s’évacuer et laisser la place à un ciel clair ?

 

 

 

Une heure plus tard, j’ai la réponse, la lune s’est levée et éclaire faiblement le paysage, les premières étoiles apparaissent.

 

Il est temps d’installer l’appareil photo sur son trépied, il restera là toute la nuit.

 

La lumière de la lune est trop présente pour que la voie lactée soit visible, je décide donc d’aller dormir un moment, la lune sera moins présente tout à l’heure, je programme la sonnerie de mon téléphone pour 3h00.

A 3h00, les conditions sont enfin réunies, même si de petits nuages persistent, je prends les photos nécessaires et retourne me coucher.

 

La lumière chaude du matin m’émerveille toujours autant, je savoure le moment avant de plier ma tente et de refaire mon sac à dos en prévision du retour.

 

Ravitaillement à la source, puis un dernier regard en arrière.

 

Pour finir, deux curiosités rencontrées en chemin.

 

Un lapiaz, la roche calcaire a été sculptée par l’érosion chimique et mécanique

 

Un hêtre, creusé et déformé, ses racines sont comme des entrailles

 

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